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Tourisme en Val de Loire.

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Le Château de Valençay

valencay1.jpgValençay est berrichon par sa situation géographique. Mais le château se rattache au Val de Loire par l'époque de sa construction et ses vastes dimensions qui lui donnent un air de famille avec Chambord.
Édifié à l'extrémité d'un plateau, Valençay fait face au Nahon. L'aile d'entrée étonne par sa dissymétrie et par la présence surprenante d'une tour et d'un pavillon énormes. L'aile offre un style plus homogène mais cette unité n'est qu'apparente et dissimule plusieurs reprises.
Le château est élevé aux XVIème et XVIIème siècles par la famille d'Estampes. Le château du XIIème siècle qui existait à cet emplacement , fut rasé et à sa place débuta la construction, très lente, qui commence dans les années 1520. Louis d'Estampes, gouverneur et bailli de Blois, entreprend la grosse tour ronde à l'extrémité de l'aile d'entrée. Il meurt en 1530, laissant la tour inachevée.

Un château de financiers.

Les travaux de Valençay reprennent vers 1540 grâce à Jacques d'Estampes, châtelain de la demeure féodale qui existait à cet endroit. Ce seigneur, ayant épousé la fille grassement dotée d'un financier, voulut avoir une demeure digne de sa nouvelle fortune.
valencay2.jpgJacques d'Estampes fait couvrir la tour d'un dôme à l'impériale. À partir de la tour, il élève la moitié de l'aile en retour et commence l'aile d'entrée. À la fin du XVI ème siècle. Jean d'Estampes construit le surprenant pavillon d'entrée en forme de donjon, cantonné de quatre tourelles et couronné d'un chemin de ronde, comme la tour. Il le relie par un corps de galerie à un étage aux premières travées édifiées par Jacques. Jean d'Estampes construit aussi le bâtiment et la tour à gauche du pavillon central.
Au XVII ème siècle, Dominique d'Estampes termine l'aile en retour dans le même style que la première moitié élevée au XVI siècle. On sait par une vue ancienne que le château avait alors la forme d'un quadrilatère fermé par une deuxième aile en retour et, au fond de la cour, par des arcades.
La finance reste souvent mêlée à l'histoire de Valençay: parmi ses propriétaires successifs passent des fermiers généraux. C'est ainsi que Valençay est vendu en 1747 et acquis peu après par le fermier général Legendre de Villemorien. Celui-ci fait abattre une partie des bâtiments, ne conservant que l'aile d'entrée et la première aile en retour dont il transforme la toiture et à l'extrémité de laquelle il élève une tour.
Le fameux John Law dont l'étourdissante aventure fut un premier et magistral exemple d'inflation fut lui aussi l'un des propriétaires du château.

Talleyrand.

talleyrand.jpgEn 1803, Talleyrand, cet étonnant personnage qui commence sa carrière sous Louis XVI comme évêque d'Autun et la termine, en 1838, après avoir tenu les plus hauts emplois sous tous les régimes qui se sont succédés, reçoit de Napoléon l'ordre d'acheter une "belle terre" pour loger des invités de marque, les princes d'Espagne. Son choix se porte sur Valençay. Le résultat est époustouflant un château de 100 pièces somptueusement meublées, 150 ha de parc, et 19 000 ha de terres et de bois. Talleyrand donne au château des réceptions princières.

Le château.

Valençay présente des choix architecturaux étonnants, comme l'extraordinaire pavillon d'entrée en forme de donjon très archaïsant pour la fin du XVI ème siècle. Ce pavillon d'entrée est une énorme construction traitée en donjon, mais en donjon de plaisance, avec de nombreuses fenêtres, des tourelles inoffensives et de faux mâchicoulis. Le comble aigu est ajouré de hautes lucarnes et surmonté de cheminées monumentales. Cette architecture se retrouve dans les châteaux Renaissance du Val de Loire. C'est ainsi que le parti de Chambord transparaît dans les volumes du donjon et de la grosse tour, dans le quadrillage régulier des façades, dans le riche décor du mâchicoulis ornemental. Les reprises successives ajoutent au mélange des genres et créent de délicieux anachronismes stylistiques. On remarquera notamment les premières touches du style classique : des pilastres superposés aux chapiteaux doriques (rez-de-chaussée), ioniques (1er étage) et corinthiens (2ème étage). Le classique s'accuse encore plus dans les toitures des grosses tours d'angle. Les dômes sont la règle au XVI ème siècle sur les bords de la Loire.

valencay3.jpgL'aile ouest, comme nous l'avons vu plus haut, a été ajoutée au 17ème siècle et remaniée au siècle suivant. Son toit est à la Mansart : « mansardes » et œils-de-boeuf y alternent.
C'est cette partie du château que l'on visite. On y voit : au rez-de-chaussée la galerie et deux salons qui contiennent de nombreux objets d'art et un somptueux mobilier Empire, Louis XVI et Régence, une chambre décorée de belles boiseries Louis XVI, le vestibule dont les murs sont ornés de gravures concernant le prince de Talleyrand et des personnages contemporains.
Au 1er étage, se trouve une chambre qu'occupa Ferdinand VII, roi d'Espagne, interné à Valençay de 1808 à 1814 sur l'ordre de Napoléon. De l'antichambre, le visiteur à une belle vue sur la galerie.
Le musée, installé dans les dépendances du château, abrite des souvenirs historiques du prince de Talleyrand la chambre du Prince a été reconstituée.

Dans le beau parc qui entoure le château, on verra quelques animaux en liberté : des lamas, des daims et des oiseaux (grues, paons, cygnes, flamants, perroquets, etc.).


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