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Cinéma
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Vipère au poing
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La fiche du film
Date de sortie : 6 Octobre 2004. Film français. Genre : Drame. Durée : 1h 40min. Année de production : 2003
Avec Catherine Frot, Jules Sitruk, Jacques Villeret
Réalisé par Philippe de Broca
Synopsis
Premier volet d'une trilogie autobiographique, Vipère au poing raconte l'enfance de Jean Rezeau. En 1922, après le décès de leur grand-mère paternelle qui en avait la charge, le jeune garçon et son frère Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d'Indochine. Mais les relations avec la mère, vite surnommée "Folcoche", association de "folle" et de "cochonne", vont prendre une tournure cauchemardesque. Celle-ci n'hésitera pas à tondre les deux enfants, à mal les nourrir et à leur planter sa fourchette dans leurs mains.
Adapté du roman d'Hervé Bazin
Vipère au poing est l'adaptation du premier roman, largement autobiographique, d'Hervé Bazin. C'est le jeune Jules Sitruk qui joue le rôle de l'écrivain, enfant. L'histoire est racontée en flash-back, avec pour fil conducteur la voix de Denis Podalydès, dans le rôle de l'écrivain, adulte. Mais lorsque la silhouette de celui-ci apparaît furtivement à l'écran, le personnage est interprété par... Claude Sitruk, le père de Jules.
Dans la peau de Folcoche
Catherine Frot, qui joue le rôle très fort de Mme Rézeau, dite "Folcoche", revient sur son travail de comédienne : "J'avais envie d'aller vers des choses un peu démoniaques, hors normes, théâtrales même. Je me suis inspirée de photos des années 20-30. Certains visages de femmes comme Sarah Bernhardt, Colette. La préparation physique, l'allure, le maquillage, la coiffure ont été très importants. J'ai pensé aussi à l'expressivité du jeu de l'acteur dans le cinéma muet."
La genèse du projet
C'est la scénariste Olga Vincent qui est à l'origine de cette adaptation. Elle se souvient : "J'avais d'abord pensé à l'adapter pour le petit écran. Mais mon compagnon, Jean-Pierre Alessandri, producteur, m'a encouragée à aller plus loin (...) Pour acquérir les droits, j'ai ainsi rencontré Maître Pierre Hebey, écrivain lui-même, et représentant de l'Académie Goncourt, à qui Bazin avait confié le droit moral de son oeuvre (...) Ce qui me séduisait, c'était l'énergie vitale qui s'en dégage, et même son humour." Elle ajoute à propos du choix de Philippe de Broca comme réalistaeur : "Un homme de comédie dans une histoire a priori dramatique, cela ne pouvait être que riche. Enfin, j'adore Le Cavaleur pour son désenchantement. Et puis j'avais vu Le jardin des plantes [téléfilm de 1994] où on suivait une histoire du point de vue d'une petite fille."
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